On trouvera ici une "accumulation" de matériaux sur les sujets qui font l'objet de ce site.
Les réflexions seront inévitablement au début un peu hétéroclites...
Elles ont un numéro
pour faciliter la référence, mais ne sont pas classées dans
l'ordre (en annexe on
trouvera une liste
récapitulative par numéro).
Le texte d'une réflexion numérotée peu
évoluer, être modifié, etc..
La liste des thèmes évoluera progressivement.
Liste actuelle des thèmes:
Adapter: pourquoi? comment?
Le sens des mots
Généralités sur le travail et le site
Les mots utilisés dans l'adaptation "Le royaume de l'amour"
Expressions diverses
A la fois garder les formulations traditionnelles et savoir s'exprimer de façon adaptée à un auditoire actuel incroyant mais ouvert. Ne lâcher aucun des deux aspects.
|
Il ne peut être question un seul instant qu'une adaptation, quelle qu'elle soit, remplace les textes originaux. |
|
Pourtant des adaptations de la formulation des convictions chrétiennes sont nécessaires: si l'on va par exemple au Sacré Coeur de Paris, on est frappé par le caractère désuet, pour un chrétien du XXI° siècle, de certaines des formulations qui sont employées dans les textes qui figurent à l'entrée. |
|
Jean XXIII déclarait dans le discours d'ouverture du Concile Vatican II: "Autre est la substance de la doctrine antique contenue dans le dépôt de la foi, autre la formulation dont on la revêt, en se réglant, pour les formes et les proportions, sur les besoins d'un magistère à caractère surtout pastoral" (cité par "Théo, l'encyclopédie catholique pour tous"). Et des affirmations analogues ont été, me semble-t-il, énoncées par Jean-Paul II. |
|
"Tenir les deux bouts", c'est considérer qu'il faut à la fois tenir les affirmations traditionnelles et essayer de s'exprimer d'une façon correspondant à la perception, à la psychologie, à la culture, des hommes de son époque. C'est considérer qu'il est indispensable de garder les formulations traditionnelles, seules garantes de la foi, et pourtant en même temps parler parfois autrement avec les hommes de son époque. |
|
Mais cette "deuxième façon de parler", outre qu'elle ne doit pas être en contradiction avec la foi ni constituer un double langage, doit toujours être considérée comme expérimentale: on essaie d'exprimer quelque chose avec des mots nouveaux: avec les mots des hommes de notre époque. Ces essais imparfaits doivent être en dialogue permanent avec les convictions du peuple chrétien et avec les formulations reçues par lui. |
|
Ce qui est affirmé ici, c'est qu'il peut donc être nécessaire d'avoir deux façons de parler de la foi. Mais qu'à aucun moment il ne faut prétendre que la "nouvelle" façon de parler est en quoi que ce soit meilleure que l'ancienne. Elle est au contraire nécessairement inférieure; elle ne se comprend en fait que dans le cadre de toute la culture donnée par la tradition et par les formulations officiellement admises. |
|
|
Tout ce qui est écrit dans les évangiles doit-il être pris "au pied de la lettre"?
|
Pratiquement tout le monde semble d'accord maintenant pour admettre d'une part que des genres littéraires divers sont utilisés au sein même des évangiles, et d'autre part que la façon de s'exprimer des évangiles répond à des préoccupations datées et circonstanciées. |
|
La plupart des chrétiens ne considèrent plus que le monde a été créé en 7 jours, bien que l'Ancien Testament l'affirme. |
|
Sans doute y a-t-il de même dans le Nouveau Testament des éléments avec lesquels une distance sera progressivement prise. Ceci s'applique sans doute notamment aux récits de type apocalyptique concernant la fin du monde (Matthieu 24 et parallèles). "Cette génération ne passera pas que tout ne soit arrivé" disent en choeur les trois évangiles synoptiques. |
|
S'agissant de "l'au-delà", les évangiles sont plus discrets; la conception du "paradis" et de l'enfer qui y apparaît sont cependant pour une part datées. C'est l'un des points sur lesquels cette adaptation, et ce site, proposent une réflexion, tenant compte de ce que notre perception de "l'après-vie" peut être - et ne peut pas être - aujourd'hui. |
5. Les mots ne sont que des approximations
Un mot a inévitablement des significations liées à la culture et à l'expérience de celui qui l'entend; les mots sont des outils imparfaits.
|
Un mot a parfois plusieurs sens distincts, mais il faut surtout avoir conscience qu'il est interprété par celui qui l'entend ou le lit, en fonction de sa culture, des associations qu'il a en tête, etc. |
|
Chaque mot permet un ensemble de possibilités, et on est souvent surpris de découvrir que la représentation que quelqu'un en a est bien différente de celle que l'on a soi-même. |
|
Les mots ne sont que des outils imparfaits, des approximations; ils sont l'effort des hommes pour traduire des concepts en général un peu flous. |
|
J'avoue être vraiment surpris lorsque je rencontre des personnes qui ne comprennent pas cela et qui affirment que les mots n'ont qu'un seul sens, bien précis. |
|
Dans son livre "Jésus-Christ l'unique médiateur" (voir fiche), Bernard Sesboüé réfléchit (pages 51 à 65) sur les mots utilisés pour parler du salut; il note la nécessité de plusieurs conversions de leur sens. Il insiste également sur le fait qu'une bonne partie de notre vocabulaire utilise des métaphores: or toute métaphore a ses limites; elle n'est qu'une façon d'approcher une réalité qu'on ne sait pas mieux décrire. |
|
C'est pourquoi ce même livre comprend (pages 67 et suivantes) un chapitre intitulé "un sombre florilège", où sont examinés les dérives auxquelles on a pu arriver au cours de l'histoire de l'Eglise en poussant trop loin les métaphores. |
|
Le cantique "Minuit chrétiens", dont certains évêques ont maintenant interdit l'utilisation, est un exemple célèbre de telles dérives: "de son Père apaiser le courroux .." |
1. Pourquoi deux titres: "Jésus-Amour" et "Le royaume de l'amour"?
L'adaptation porte le titre "Le royaume de l'amour", alors que le site s'intitule "Jésus-Amour": pourquoi cette différence?
|
- D'une part "le royaume de l'amour" aurait été trop long comme titre d'un site web, et aurait semblé désigner le site comme étant le royaume !! :-)) |
|
- D'autre part il n'est pas mauvais que soient distingués d'une part l'adaptation, qui est un essai, et d'autre part le site, qui vise une réflexion plus générale. |
|
|
4. Cela a-t-il un sens de fusionner les 4 évangiles en un seul récit?
Chacun des évangiles est bien spécifique quant à son style, son objectif, etc. Fusionner ne conduit-il pas à un magma incohérent et infidèle?
|
Le souci de présenter en un seul récit l'ensemble de ce que nous savons du Christ n'est pas nouveau. Dans les tous premiers siècles, il y a eu le "Diatessaron" de Tatien. Plus près de nous, outre les "Histoires Saintes" et d'innombrables livres pour enfants, on peut citer par exemple "L'évangile de Jésus" (Editions Saint Gaëtan, Vicence, 1977), revêtu de l'imprimatur; dans l'introduction de cet ouvrage on lit notamment: "Nous recherchons un résultat essentiellement pratique: conduire les jeunes (..) et le peuple en général, à la lecture personnelle des quatre évangiles. Notre ouvrage ne les remplace pas, mais il pose les prémisses nécessaires à une lecture fructueuse (..)". |
|
Ce que l'on sait aujourd'hui sur la diversité des communautés au sein desquelles les évangiles ont été rédigés aide le chrétien à comprendre les différences, voire les contradictions, qui se rencontrent en leur sein. |
|
Mais pour un lecteur qui n'aurait jamais entendu parler du Christ, ces subtilités ne doivent pas cacher l'essentiel du message. Il s'agit ici d'une fidélité à l'esprit, plus qu'à la lettre, encore que celle-ci ait été suivie aussi précisément que possible. |
Le mot "amour" a tellement de sens que l'on se demande s'il peut encore être utilisé sans risque de malentendus.
|
Parmi les sens du mot "amour" il y a, heureusement, ceux que le christianisme, dans ce qu'il a de meilleur, a peu à peu dégagés. |
|
Et il y a encore aujourd'hui des gens pour comprendre quand Jésus dit "aimez-vous"; ou quand un homme ou une femme montre par ses actes ce que c'est que d'agir en pensant aux autres sans se détruire soi-même, mais au contraire en s'épanouissant! |
|
C'est bien entendu dans ce sens que le mot amour est utilisé dans cette adaptation, et dans les réflexions de ce site. |
|
A ceux qui craindraient que ce sens soit mal compris, je répondrai simplement que c'est le but de l'ensemble de l'évangile, et donc aussi de l'ensemble de cette adaptation, de faire comprendre ce que c'est que "l'amour selon Jésus". Reste à espérer que ceux qui ne le connaissent pas, voire qui ne peuvent pas concevoir de quoi il s'agit, le comprendront peu à peu: non pas au début de leur lecture, mais comme résultat de leur fréquentation du "Maître de l'amour". |
Ces deux mots ne sont pas compris par beaucoup; "ordonnés" ne l'est guère non plus.
|
En diffusant l'invitation pour une "ordination presbytérale", j'ai constaté que plusieurs personnes ne comprenaient pas du tout de quoi il s'agissait, à part qu'il y avait une cérémonie! |
|
On évite à juste titre le mot "sacerdotale" (car tous les fidèles participent au sacerdoce du Christ - on joue d'ailleurs, ce faisant, sur les mots, car qu'est-ce que le sacerdoce, sinon d'être ... prêtres!); mais les mots "ordination" et "ordonner" ne sont pas compris; quant à "presbytérale", les gens pensent parfois que cela a un rapport avec une fonction dans un presbytère... |
|
C'est un point qui peut sembler secondaire par rapport à l'ensemble des questions d'adaptation du message chrétien. Mais tout se tient: la façon dont l'Eglise parle est un élément important de son témoignage! |
|
Si on veut expliquer
en langage quotidien, à un enfant par exemple, de
quelle cérémonie il s'agit, on dira:
"Untel va
devenir prêtre". |
1. Pourquoi deux titres: "Jésus-Amour" et
"Le royaume de l'amour"?
2. "Tenir les deux bouts"
3. Lire "à la lettre"?
4. Cela a-t-il un sens de fusionner les 4
évangiles en un seul récit?
5. Les mots ne sont que des approximations
6. Le mot "amour"
7. "Ordination presbytérale"